PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES DES PAYS MEMBRES DE LA BID

4 juin 2022 – 15h.30 – 16h. 30

Lieu : Tonino Lamborghini International Convention Center, Charm-el-Cheikh

APERÇU

Alors que les efforts de relance économique se poursuivent et que le monde continue de lutter contre le COVID-19 et l'apparition régulière de nouvelles mutations, l'économie planétaire est secouée par un autre choc exogène - la crise est-européenne. Ses aspects humanitaires directs en Ukraine et en Russie ont été la principale préoccupation au début de la crise, suscitant des sanctions économiques de la part de l'Occident. Toutefois, l’aggravation de la situation a laissé apparaître clairement que les incidences de la crise dépassent largement les frontières des pays directement concernés. Les marchés mondiaux ont été ébranlés par la flambée des prix des produits de base, ce qui a fait peser des menaces sur la sécurité énergétique et alimentaire, notamment dans les pays vulnérables. Si l'on n'y remédie pas, cette situation aura un impact durable sur l'économie mondiale.

Bien qu'ils ne soient pas directement concernés par la crise, les pays membres de la Banque islamique de développement (BID) ne sont pas à l'abri de ces chocs. Dans ce contexte, la BID organisera un événement en marge de la réunion annuelle du Groupe prévue en 2022 en Égypte. Le Fonds monétaire international (FMI) y est invité pour partager son point de vue sur les perspectives économiques mondiales, avec un accent particulier sur les pays membres de la BID, ce dans le but d'enrichir le corpus de connaissances.

Principales questions À traiter

  1. Quelles sont les implications de la crise est-européenne sur l'économie mondiale et les pays membres de la BID ?
  2. Dans quelle mesure ce large éventail de sanctions et contre-sanctions affectera-t-il le système financier international et les pays membres de la BID ?
  3. Dans quelle mesure les pays membres de la BID sont-ils affectés par la crise ? Quels sont les principaux mécanismes de transmission ?
  4. Comment les pays membres de la BID pourraient-ils faire face aux principaux défis éventuels en matière de sécurité alimentaire, d'inflation, de transferts de fonds et de tourisme, ainsi que de croissance économique générale et de reprise dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ?

PROCHAINE ÉTAPE DANS LES POLITIQUES FONDÉES SUR DES DONNÉES PROBANTES : TRACER LA VOIE À SUIVRE

2 juin 2022 – 11 h. – 13 h.  

Lieu: Tonino Lamborghini International Convention Center, Charm-el-Cheikh

Aperçu

Les programmes de développement social sont essentiels pour aider les pays à atteindre leurs objectifs de développement. Ils renforcent la compétitivité de l’économie et ont des effets multiplicateurs importants. Cependant, les pays membres de la BID sont confrontés à des difficultés liées à la conception, au ciblage, à la mise en œuvre et à la gestion des performances des programmes sociaux de manière optimale. Un moyen de renforcer l'efficacité des politiques de développement social consiste à utiliser des données probantes pour déterminer la conception des programmes ou, en l’absence de ces données, procéder à des évaluations rigoureuses pour comprendre les impacts des programmes. En nous appuyant sur des données et des éléments issus d'évaluations d'impact rigoureuses, nous pouvons mieux comprendre les besoins réels des groupes vulnérables et les interventions qui fonctionnent, dans quels contextes, et pourquoi. Pour les pays membres de la BID, il existe des possibilités certaines d'améliorer leur évaluation des interventions et des politiques liées à la protection sociale, la promotion de l’emploi et d'autres programmes visant à promouvoir le développement du capital humain.

En Indonésie et en Égypte, les agences gouvernementales se sont fortement engagées à utiliser des données probantes pour améliorer l'efficacité de la politique de développement. Cet événement permettra d'expliquer comment fonctionnent les partenariats entre le gouvernement et les chercheurs, comment ils peuvent être conçus et comment ils peuvent contribuer à faire des recherches rigoureuses pour déterminer la conception des politiques. Concrètement, il permettra de partager les résultats des partenariats dirigés par les gouvernements avec « Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab » en Indonésie, en Égypte et dans plusieurs autres pays, avec des représentants des pouvoirs publics qui feront la lumière sur les priorités de développement et les programmes et politiques fondés sur des données probantes adoptés par les gouvernements égyptien et indonésien. Il permettra également aux pays membres de la BID d’intégrer une culture de politiques fondées sur des données probantes et de transformer leur politique de développement en un système plus complet, plus souple et plus durable, capable de résister aux chocs et de renforcer la résilience des populations vulnérables. Enfin, il offrira aux autres pays membres de la BID un modèle pour envisager la mise en œuvre de laboratoires intégrés de développement social.

Cet événement est conjointement organisé par le ministère égyptien de la Planification et du développement économique, « Community Jameel » et « Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab (J-PAL) ».

Principales questions À traiter

  1. Comment renforcer l'impact des programmes de protection sociale et de réduction de la pauvreté ?
  2. Programme de développement social de l'Égypte (Hayah Karima, stratégie de développement familial, etc.)
  3. Stratégies de l’Indonésie pour une accélération globale de la réduction de la pauvreté.
  4. Évolutions des laboratoires de développement social intégrés dans les pays membres de la BID.
  5. Comment optimiser les avantages du « Egypt Impact Lab » ?
  6. Quel rôle la BID peut-elle jouer pour appuyer les programmes de développement social de ses pays membres ?

COLLABORATION ET AIDE AU DÉVELOPPEMENT DANS LE CONTEXTE POST-PANDÉMIQUE : PERSPECTIVES DU FONDS « LIVES AND LIVELIHOODS »

2 juin 2022 15 h. – 16 h. 30

Lieu : Tonino Lamborghini International Convention Center, Charm-el-Cheikh

APERÇU

Au cours des deux dernières années, le monde a été témoin des conséquences sanitaires et socioéconomiques négatives à grande échelle de la pandémie de COVID sur les plus pauvres et les plus vulnérables. Pour renforcer la résilience face à de telles situations, il est nécessaire de mettre en place les infrastructures physiques et humaines essentielles et de s’attaquer aux causes profondes des inégalités mises à nu par la pandémie de COVID.

La coopération pour le développement dans le contexte post-COVID appelle des efforts concertés, étant entendu que les États-nations ou les institutions ne peuvent les déployer seuls. Ainsi, les ressources financières et techniques peuvent être mises en commun de manière à répondre efficacement aux futures urgences de santé publique et à leurs conséquences économiques sur les pays membres. Cinq ans après sa création, le Fonds « Lives and Livelihoods » (LLF) est devenu un exemple de ce type de coopération pour le développement. Il a permis d’offrir des enseignements précieux pour la réalisation des ODD à l’horizon 2030. 

Principales questions À traiter

Des modèles de développement exhaustifs sont nécessaires pour aider les pays membres à gérer efficacement et à relever les défis nés de la pandémie de COVID-19, notamment les marges de manœuvre budgétaires limitées.  Facilité de financement concessionnel innovante réunissant les capacités exceptionnelles de 7 organisations partenaires pour améliorer les conditions de vie des plus vulnérables dans le monde islamique, le Fonds LLF en est un.

À cette fin, des réponses doivent être apportées aux questions suivantes, qui se justifient par les enseignements tirés de l'initiative LLF : 

  • Comment l'efficacité du développement est-elle ou peut-elle être appuyée par des initiatives de coopération des donateurs à grande échelle (en prenant comme exemple l'initiative LLF) ?
  • Quels sont les facteurs de réussite clés, les opportunités, les défis, et les avantages qui résultent de telles initiatives de développement ?
  • Comment gérer au mieux les modalités opérationnelles de cette coopération afin de maintenir l'emphase sur le développement humain dans le cadre des ODD au lendemain de la pandémie ?

METTRE À PROFIT LES MARCHÉS DES SOUKOUKS POUR LA TRANSITION VERS UNE ECONOMIE VERTE

4 juin 2022 9 h. – 11 h.

Lieu : Tonino Lamborghini International Convention Center, Charm-el-Cheikh (Salle à confirmer)

APERÇU

Conformément aux aspirations de l'Égypte à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), il s’agira de chercher l'apport des parties prenantes pour l'avenir des soukouks verts et des soukouks thématiques similaires, dans le contexte de la première émission de soukouks verts par la BID, de la première émission d'obligations vertes par l'Égypte et de la reprise post-COVID-19. L'émission du soukouks verts est un modèle de réussite qui attend d'être adopté par les institutions financières et les gouvernements, pour orienter leurs mécanismes de mobilisation des ressources vers ce type de soukouks thématiques, afin de mobiliser davantage de capitaux pour le financement des ODD dans les pays membres de la BID, en mettant un accent particulier sur la croissance économique verte. Cet événement qui s’aligne sur l'un des principaux domaines d'intervention de la BID - la promotion de la croissance économique verte dans les pays membres - vise également à sensibiliser davantage sur les soukouks en tant qu’instrument d'investissement dans des produits à revenu fixe et à mettre en exergue l'impact additionnel réalisé grâce aux soukouks verts.

Principales questions À traiter

  1. Quelle est la différence entre les soukouks et les obligations traditionnelles, et leur application pratique sur le marché ?
  2. Comment les pays membres, les institutions financières et les autres parties prenantes peuvent-ils émettre des soukouks et des options labellisées telles que les soukouks verts, sociaux, de durabilité ou traditionnels ?
  3. Quelle a été l'expérience de la Banque en matière d'émission de soukouks verts et de durabilité et quels sont les principaux enseignements qu’elle en a tirés ? Quelles sont les principales recommandations et les enseignements tirés de la première obligation verte de l’Égypte ? Comment les pays membres peuvent-ils tirer parti de l'expérience et des recommandations pratiques de la BID et de l'Égypte en matière d'émission de soukouks verts et de soukouks de durabilité ultérieurement ?
  4. Comment les pays membres répondent-ils aux exigences et aux besoins de financement de leurs cibles dans le cadre des ODD, du changement climatique et des engagements en faveur du net zéro ?
  5. Quel est le rôle de la gouvernance (interministérielle) et des régulateurs dans la promotion des émissions de soukouks verts et le partage d'expérience sur la création de cadres réglementaires dans les pays membres ?

Intensifier le financement de l’action climatique pour favoriser la transition vers une économie verte

 1er juin 2022 – 12h. 30 – 14h.

Lieu : Tonino Lamborghini International Convention Center, Charm-el-Cheikh

APERÇU

Le secteur financier est tout autant exposé au changement climatique et les banques centrales, reconnaissant de plus en plus les risques physiques et de transition auxquels il fait face, intègrent les risques climatiques dans leurs cadres réglementaires. Dans le même temps, ce secteur qui comprend les institutions financières multilatérales, bilatérales et commerciales, a un rôle de premier plan à jouer dans le financement de la transition vers une économie verte et l'investissement dans des infrastructures à faible émission de carbone et à l’épreuve du changement climatique.

La prise en considération des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les décisions d'investissement - appelée finance durable - a pris de l’ampleur pour toutes les catégories d'actifs, et le volume des actifs mondiaux de la finance durable va 3 000 à 31 000 milliards de dollars des États-Unis selon les estimations.

La séance proposée est très pertinente par rapport aux objectifs de la COP27 prévue cette année en Égypte, et comporte un important volet sur le financement de l’action climatique (notamment l'adaptation). Elle est également en cohérence avec le repositionnement stratégique du Groupe de la BID qui vise entre autres à stimuler une croissance économique verte des pays membres.

Pour accélérer le financement vert dans les pays membres, il faudra nécessairement mobiliser des ressources au sein de la BID et à partir de sources extérieures.  En tant que BMD, la BID s'est engagée dans un cadre commun pour l'alignement avec l’accord de Paris, dont l’ambition est de contribuer plus activement à l'action climatique en mobilisant les investissements du secteur privé, et en facilitant l'accès des clients aux financements concessionnels, y compris les capitaux privés.

Principales questions À traiter

Les débats interactifs permettront de répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont les obstacles au financement de l’action climatique qui prend de plus en plus d’ampleur, notamment au niveau du secteur privé ?
  • Quels sont les mécanismes et instruments disponibles pour accroître le financement de l’action climatique et promouvoir la transition verte dans les pays en développement ?
  • Quels sont les exemples de mécanismes de coordination multisectorielle qui ont fait leurs preuves en termes de financement et de mise à l’échelle de l'adaptation au niveau local ?
  • Comment le soutien aux politiques et leur planification (y compris la planification des stratégies pour le climat à long terme) peuvent-ils contribuer à l’amélioration de l'accès des pays membres au financement de l’action climatique ?

Forum sur la résilience de la BID : Reprise, préparation et passage vers la durabilité

Date : 2 juin 2022 -13 h. – 14 h. 30

Lieu : Tonino Lamborghini Convention Center, Charm-el-Cheikh (Salle : Sinai)

AperÇU

L’ampleur des chocs et des défis tirant leur origine de la Covid-19 et des événements en Ukraine et en Europe nécessite un nouveau leadership éclairé par rapport à la reprise, la préparation aux chocs futurs et au renforcement de la résilience. La pandémie a aggravé les effets des changements climatiques, entraîné un chômage massif et créé des déplacements de masse. La Covid-19 et la crise en Ukraine qui affecte actuellement l’économie mondiale, l’énergie et les marchés alimentaires, sont des expériences marquantes qui rappellent la nécessité de comprendre la résilience et d’analyser les interactions complexes entre fragilité et résilience.

Le Forum entend réfléchir sur : (i) la manière dont les pays peuvent aborder l’interconnexion des dimensions de la résilience tout en poursuivant la relance et en se préparant aux chocs futurs ; (ii) la nécessité d'améliorer les connaissances et les statistiques sur les dimensions interconnectées de la résilience ; (iii) les perspectives d'alliance et de partenariat pour investir dans la résilience ; (iv) le lancement du 2e rapport de la BID sur la résilience.

Principales questions À TRAITER

La session abordera les questions suivantes :

  • Quel est le rôle de l'investissement dans la promotion de la reprise et de la préparation, et dans le renforcement de la résilience à long terme des pays membres ?
  • Comment intégrer les principaux enseignements et conclusions en matière de résilience, ainsi que les stratégies à travers et entre les divers réseaux d’acteurs que sont le gouvernement, le secteur privé, le secteur à but non lucratif et les communautés locales ?
  • Quelles sont les études de cas pratiques et probantes sur le rôle de la protection sociale dans la promotion de la préparation ?

Quel est le potentiel de la numérisation pour renforcer la résilience aux chocs ?

PRÉSIDENCE INDONÉSIENNE DU G20 EN 2022 :
PROGRAMME “SE RELEVER ENSEMBLE, SE RELEVER PLUS FORTS” ET PRIORITÉS

3 juin 2022 – 16 h. – 18 h.

Tonino Lamborghini Convention Center, Charm-el-Cheikh

AperÇu

En 2022, l’Indonésie assurera la présidence du G20 jusqu’à la tenue du sommet de cette organisation prévu en novembre à Bali. Sous la présidence indonésienne, le G20 adopte un programme ambitieux intitulé « Se relever ensemble, se relever plus forts » relatif à la santé mondiale, la transformation numérique et la transition énergétique. Il ambitionne de promouvoir une reprise équilibrée de l'économie mondiale, la résilience et la stabilité du système financier et monétaire mondial, une croissance économique durable et inclusive. Le Groupe de la BID soutient activement la présidence indonésienne du G20 et participe diligemment aux groupes de travail. Ainsi, l’équipe Sherpa du G20 du Groupe de la BID organise ce séminaire de haut niveau pour mettre en exergue l’importance du G20 pour le Groupe, et présenter aux pays membres les différents aspects du programme du G20 et les activités du Groupe y relatives. L'événement est organisé en collaboration avec le ministère égyptien de la Coopération internationale.

Principales questions À TRAITER

  1. Quels sont les principaux piliers et les résultats escomptés du programme de la présidence indonésienne du G20 ? Quel est son apport pour les objectifs de développement nationaux des pays membres du Groupe ?
  2. Comment le G20, plateforme politique mondiale, peut-il bénéficier au Groupe de la BID en tant que BMD régionale, et comment le Groupe de la BID, qui est la voix du Sud, peut-il bénéficier au G20 ?
  3. Quelles sont les principales zones de convergence entre le programme du G20 et le Cadre stratégique du Groupe de la BID ? Comment la coordination entre le Groupe de la BID et l’Indonésie au sein du G20 profite-t-elle aux pays membres du Groupe de la BID ?  
  4. Quelles sont les recommandations stratégiques les plus pertinentes qui permettraient au Groupe d’optimiser l’impact de ses contributions au G20 ?
  5. Quels sont les enseignements tirés de l'expérience indonésienne au G20 qui pourraient servir à l'Égypte pour l’organisation de la CoP27 ?

Adaptation et atténuation des changements climatiques pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire dans la région MENA

3 juin 2022 – 9 h. 30 – 11 h.  

Lieu : Tonino Lamborghini Convention Center, Charm-el-Cheikh

APERÇU

Les pays membres de la BID affichent une courbe de stress hydrique alarmante. Depuis 1997, leur niveau de stress hydrique n’a cessé d'augmenter et se situe actuellement 33%. Il inquiète non seulement en raison de son évolution, mais aussi parce qu’il est beaucoup plus élevé que dans d’autres régions du monde.

Les changements climatiques exacerbent les pressions exercées dans ce contexte déjà difficile. Un choc hydrique induit par ces changements affectera directement l’agriculture et la sécurité alimentaire dans les pays membres où l’agriculture est tributaire de l’accès à l’eau.  

A cela s’ajoute le conflit entre la Russie et l'Ukraine qui a entraîné une flambée des prix des produits alimentaires, ces pays figurant parmi les principaux exportateurs mondiaux de blé, de maïs, de colza, de graines et d’huile de tournesol vers les pays de la région MENA.

En outre, la hausse des cours des carburants va se répercuter sur les coûts de production agricole, rendant ainsi le secteur plus vulnérable.

Principales questions À TRAITER

Les discussions interactives au cours de la session permettront de répondre aux questions suivantes :

  • De quels instruments financiers dispose-t-on pour aider les pays membres face aux enjeux de l'adaptation et l'atténuation dans le secteur de l'eau ?
  • Quel appui les partenaires au développement peuvent-ils apporter aux gouvernements aux niveaux régional, national et local pour les aider à faire face au stress hydrique climatique et à garantir la sécurité alimentaire dans un contexte géopolitique international difficile ?
  • Quelles sont les solutions dont disposent les pays pour s’adapter aux changements climatiques et les atténuer tout en réalisant les principaux ODD, étant donné la corrélation entre l’alimentation, l’énergie et l’eau ?

Accélérer la relance économique et réduire les inégalités du développement durable à l’horizon 2030

3 juin 2022 – 14 h. – 16 h.

Lieu : Tonino Lamborghini Convention Center, Charm-el-Cheikh

APERÇU  

Avant l’apparition de la pandémie, les progrès vers la réalisation des ODD à l’horizon 2030 semblaient relever du possible.  Deux ans après, cette perspective s’est assombrie.   Les ODD relatifs à la réduction de la pauvreté, à l’accès de tous à une alimentation adéquate, à des services de santé et à l’éducation, à la lutte contre les changements climatiques et à la réduction des inégalités, ont considérablement marqué le pays. En effet, la crise de la Covid-19 a porté les inégalités à un niveau jamais égalé depuis des décennies.

L’analyse de la Banque (cf. le rapport intitulé « Réalisation des ODD : Avancées des pays membres de la BID ») indique que la note d’indice globale de réalisation des ODD par les pays membres de la BID était de 61,0 en 2021 (comme en 2020), laissant apparaître que le groupe des pays membres capitalise seulement 60% de réalisation des 17 ODD. En outre, malgré les progrès réalisés pour certains objectifs, des défis majeurs subsistent. En raison de la COVID-19, l’on note en 2021 une chute drastique des objectifs 1 (Éliminer la pauvreté) et 2 (Faim zéro), de 2 et 8% respectivement.

Par contre, la pandémie a permis d’introduire des innovations dans le domaine de la technologie, notamment des technologies numériques et en matière de soins de santé, ce qui a positivement influé sur la riposte mondiale à la Covid-19. Les innovations en matière d’éducation, bien que valant principalement pour les pays riches, offrent de nouvelles perspectives pour rendre l’éducation plus accessible à l’ensemble des composantes de la société grâce à des politiques de développement participatives. Un nouveau regard sur les approches de développement est nécessaire pour accélérer la reprise après la pandémie et veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. Les enseignements forts de la pandémie doivent être pris en considération pour formuler des politiques socioéconomiques nationales et internationales intelligentes et inclusives, à mettre en œuvre de manière diligente pour présenter un tableau de bord honorable sur le développement durable à l’horizon 2030.

Principales questions À traiter

  1. Où en est le développement dans le monde en général, et les pays membres de la BID en particulier ? Présenter les régressions dans la réalisation des ODD, l’augmentation des inégalités et dire comment la pandémie a miné la réalisation des objectifs dans le cadre de cette décennie d’action.
  2. Quelles sont les principaux enseignements de la pandémie qui devraient inspirer de nouvelles orientations stratégiques pour le développement durable ?
  3. Quelles mesures clés doivent être prises rapidement pour arrêter la régression du développement durable dans les pays membres de la BID ? Comment la BID peut-elle contribuer au processus ?

Forum mondial sur la finance islamique (16e édition)

Thème : L’entreprenariat social comme vecteur de prospérité commune

2 juin 2022- 9 h. – 12 h.

Lieu : Tonino Lamborghini Convention Center, Charm-el-Cheikh 

Aperçu

Lancé en 2006, le Forum mondial de la BID sur la finance islamique est une plateforme de concertation stratégique et de partage d’expériences entre les pays et les institutions visant à favoriser le développement des différents secteurs de l’industrie de la finance islamique. Il encourage la coopération et le partage de connaissances, étudie les principales entraves au développement de cette industrie, ainsi que les moyens d'améliorer sa compétitivité et sa stabilité.

L’édition de cette année porte sur le rôle de l’innovation et de l’entrepreneuriat social face aux défis socioéconomiques et à la pauvreté dans les pays membres de la BID. Le Forum comprend deux sessions étroitement liées.  La première est consacrée au partenariat entre l’Institut de la BID (IBID) et « Oxford Poverty and Human Development Initiative » (OPHI). Les deux institutions ont mené une analyse conjointe de la pauvreté multidimensionnelle, en utilisant l’indice de pénétration des marchés actualisé et son évolution intertemporelle dans les pays membres de la BID. Cette analyse arrive à son heure, eu égard à l’affectation massive de fonds à la réduction de la pauvreté en raison de la pandémie de COVID-19.

La deuxième session porte sur le rôle de l’innovation et de l’entrepreneuriat social dans la résolution des problèmes socio-économiques et la réduction de la pauvreté. Dernièrement, l’on s’est accordé sur le fait que les moyens traditionnels tels que les politiques nationales ou les interventions sur le marché ne peuvent résoudre les problèmes sociaux inextricables auxquels l’humanité est confrontée. La situation est exacerbée par l'impact considérable que la pandémie a eu sur l'économie mondiale. Il s’agit donc de trouver des voies et moyens novateurs pour relever les défis socioéconomiques auxquels le monde est confronté.

Principales questions À traiter

  1. Comment l'extrême pauvreté a-t-elle évolué au fil du temps en Égypte ?
  2. Comment la Covid-19 va-t-elle transformer la lutte contre la pauvreté multidimensionnelle dans les pays membres de la BID, notamment l'Égypte ?
  3. Quelle est la place de l’indice mondial de pénétration des marchés par rapport à d’autres mesures de lutte contre la pauvreté en Égypte, notamment monétaires, la croissance économique et autres ?
  4. Quel est le rôle de l'innovation et de l'entrepreneuriat social dans la lutte contre la pauvreté ?
  5. Pourquoi y a-t-il un besoin croissant de solutions innovantes aux défis socioéconomiques dans les pays membres de la BID ?
  6. Comment la finance islamique peut-elle promouvoir l’innovation et l’entreprenariat social dans les pays membres de la BID ?